Comprendre un désordre constructif demande davantage qu’un constat visuel.
Il faut examiner le bâtiment, son histoire, sa conception, les documents disponibles, les techniques mises en œuvre et les circonstances dans lesquelles le problème est apparu.
Parallèlement à son activité d’architecture, 2A Architecture développe une pratique de l’expertise technique et judiciaire du bâtiment.
Cette double expérience nous permet d’aborder la construction sous deux angles complémentaires : celui de l’architecte qui conçoit et accompagne la réalisation d’un bâtiment, et celui de l’expert qui intervient pour comprendre l’origine d’un désordre, analyser une situation technique, voire la pérennité du détail proposé.
Ces deux pratiques s’enrichissent mutuellement et contribuent à renforcer la rigueur technique de notre travail.
Une fissure, une infiltration, une déformation ou une dégradation visible constitue un constat. Elle n’en explique pas nécessairement la cause.
Notre démarche consiste donc à replacer les désordres observés dans leur contexte, à confronter les informations disponibles et à distinguer aussi clairement que possible :
L’analyse doit pouvoir évoluer lorsque de nouveaux éléments apparaissent. L’objectif n’est pas de confirmer une conclusion formulée à l’avance, mais de comprendre le fonctionnement du bâtiment et d’expliquer le raisonnement qui conduit aux conclusions retenues.
Nous pouvons intervenir comme conseil technique lorsqu’un particulier, un maître de l’ouvrage, une entreprise, un gestionnaire de bâtiment ou son conseil souhaite disposer d’un avis architectural et technique sur une situation rencontrée.
Ces missions peuvent notamment concerner :
Le contenu de la mission est défini en fonction de la problématique, des attentes du demandeur et des informations disponibles.
Selon les besoins, notre intervention peut comprendre l’examen de documents, une visite des lieux, des constatations, une analyse technique, des échanges avec les intervenants et l’établissement d’un avis ou d’un rapport.
Lorsque nous intervenons comme conseil d’une partie, notre rôle est de l’assister techniquement et de lui permettre de mieux comprendre la situation. Cette mission se distingue de celle de l’expert désigné par une juridiction.
Une première prise de connaissance du dossier peut être réalisée sur documents, mais un diagnostic technique définitif ne peut généralement pas être établi sérieusement sans disposer des informations nécessaires et, lorsque la situation l’exige, sans examiner le bâtiment concerné
L’expertise judiciaire répond à une logique différente du conseil technique apporté à une partie.
Lorsqu’il est désigné par une juridiction, l’expert judiciaire intervient dans le cadre précis de la mission définie par celle-ci. Il exerce sa mission de manière indépendante et impartiale, dans le respect du contradictoire.
Son rôle est d’apporter à la juridiction les éléments techniques nécessaires à la compréhension du différend, sans se substituer au juge pour les questions qui relèvent de son appréciation juridique.
Selon la mission confiée, le travail peut notamment nécessiter :
Cette pratique exige une méthode structurée, une traçabilité des constatations et une distinction claire entre les faits observés, les informations communiquées par les parties, les hypothèses examinées et l’analyse technique qui conduit aux conclusions.
Geoffrey Pico, architecte associé, est inscrit au Registre national des experts judiciaires sous le numéro EXP6008037.
Avant toute intervention, nous cherchons à identifier précisément la problématique rencontrée, le contexte du bâtiment et l’objectif poursuivi.
Cette première analyse permet également de vérifier si la question relève de nos compétences et de définir le périmètre de l’intervention envisagée.
L’identité des principales parties et des intervenants concernés nous est communiquée avant l’acceptation de la mission.
Cette vérification permet notamment d’identifier une relation antérieure ou toute autre situation susceptible de créer un conflit d’intérêts ou de rendre notre intervention inappropriée.
Plans, photographies, procès-verbaux, offres, cahiers des charges, rapports, échanges de correspondance ou autres documents techniques peuvent apporter des informations essentielles à la compréhension de la situation.
Les pièces utiles sont analysées en fonction de l’objet et du périmètre de la mission.
Lorsque la nature de la mission le nécessite, une visite des lieux permet de confronter les informations documentaires à la réalité construite.
Les constatations sont replacées dans leur contexte : configuration du bâtiment, matériaux, techniques constructives, environnement, transformations éventuelles et historique connu du désordre.
Des investigations complémentaires peuvent être recommandées lorsque les seules observations accessibles ne permettent pas de répondre suffisamment à la question posée.
Les constatations constituent le point de départ de l’analyse.
Elles sont confrontées aux documents disponibles, aux principes constructifs concernés, aux informations recueillies et aux différentes hypothèses techniques envisageables.
Lorsque plusieurs causes restent possibles, celles-ci sont examinées et hiérarchisées en fonction des éléments disponibles plutôt que ramenées artificiellement à une explication unique.
L’objectif est de produire une analyse compréhensible, argumentée et traçable, dans les limites de la mission et des informations auxquelles nous avons accès.
L’expertise et l’architecture restent deux missions distinctes, mais l’expérience acquise dans l’une nourrit naturellement la pratique de l’autre.
Notre culture technique se construit quotidiennement par la conception, le développement des détails, les échanges avec les bureaux d’études et les entreprises, ainsi que par le suivi des chantiers.
L’expertise apporte un autre regard : étudier une infiltration, comprendre l’origine d’une fissuration, analyser une difficulté de mise en œuvre ou observer le vieillissement d’un assemblage permet de mesurer très concrètement les conséquences de certaines décisions prises pendant la conception ou l’exécution.
Ces enseignements reviennent ensuite dans nos projets. Ils nous rendent notamment attentifs :
Comprendre ce qui peut mal fonctionner permet aussi de mieux concevoir.
Avant d’accepter une nouvelle mission, nous devons disposer de quelques informations permettant d’en comprendre l’objet, d’en évaluer le périmètre, de vérifier l’absence de conflit d’intérêts et de déterminer si nous disposons des compétences et disponibilités nécessaires pour intervenir dans de bonnes conditions.
Lors de votre prise de contact, il est utile de nous communiquer :
Ces premières informations ont pour objectif de nous permettre de prendre connaissance de la demande. Elles ne valent ni diagnostic ni avis technique sur la situation.
Nous revenons ensuite vers vous afin de vous indiquer si nous pouvons intervenir et, le cas échéant, de préciser le contenu et les modalités de la mission.